
Notre savoir-faire
Une obsession née d'un seul verre
Steinhart est né un soir de service : la table croulait sous les verres, et aucun ne rendait justice au vin. Un verre pour le blanc, un autre pour le rouge, un troisième pour les bulles — et toujours quelque chose entre le vin et celui qui le boit.
Nous avons pris le problème à l'envers : au lieu de multiplier les formes, en trouver une seule, assez juste pour un chardonnay tendu comme pour un nebbiolo austère. Il a fallu des dizaines de calices soufflés, goûtés et cassés avant d'arrêter une courbe.
Ce verre n'a jamais été confié à une machine. Chaque pièce sort encore du souffle d'un artisan, dans un atelier qui compte les gestes plutôt que les unités produites.
Le geste : soufflé à la bouche
Quatre étapes, une seule main. Le travail est continu et ne se rattrape pas : la matière refroidit, il faut recommencer.
La cueillée
Le verrier prélève la matière en fusion à 1 180 °C. Ce geste de quelques secondes fixe la masse finale du calice, à un gramme près.
Le souffle
La paraison est formée au souffle, sans moule ni presse. C'est ce qui permet un buvant de 0,9 mm, deux fois plus fin qu'un verre industriel courant.
L'étirage
La jambe est étirée à la main dans le prolongement du calice. Une seule pièce, sans soudure ni collage — donc aucun point de rupture.
La recuisson
Douze heures de refroidissement contrôlé libèrent les tensions du cristal. C'est ce qui rend le verre lavable au lave-vaisselle.

Le cristal sans plomb
Zéro plomb
0 % de plomb : la brillance vient d'oxydes de baryum et de potassium. Rien ne migre dans le vin, même après plusieurs heures dans le verre.
Une clarté neutre
Pas de voile gris, pas de reflet vert. Vous voyez la vraie couleur du vin — utile pour juger l'âge d'un rouge ou la tenue d'un blanc.
Une paroi de 0,9 mm
Le bord est si fin qu'on ne le sent pas sur les lèvres. Le vin arrive directement sur le palais, sans l'obstacle d'un bourrelet épais.
Fait pour servir
Recuit lentement, chaque verre passe au lave-vaisselle sans se voiler ni ternir. Fait main ne veut pas dire fragile ni réservé aux grands soirs.
Un seul verre, soufflé à la main, qui s'efface devant le vin.
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